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Comment jouer Wonderwall à la guitare ?

Vous voulez accompagner Wonderwall sans vous perdre dans une tablature illisible ni reproduire des accords qui ne sonnent pas comme l’original. Cette méthode vous donne les cinq formes utiles, le placement du capodastre, la rythmique et un plan d’entraînement progressif pour jouer un accompagnement solide.

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Comment jouer Wonderwall à la guitare ?

L'essentiel en 4 points

  • Placez un capodastre en 2e case pour retrouver la hauteur de l’enregistrement avec les formes d’accords les plus accessibles.
  • Les cinq formes à retenir sont Em7, G, Dsus4, A7sus4 et Cadd9 ; l’annulaire et l’auriculaire restent presque toujours sur les deux cordes aiguës.
  • Commencez par la pulsation bas – bas/haut – haut/bas/haut, lentement et au métronome, avant de chercher les nuances percussives.
  • Pour chanter confortablement, choisissez d’abord votre tonalité : la fidélité à l’enregistrement n’est pas obligatoire si votre voix est plus grave ou plus aiguë.

Le raccourci : cinq formes, un capo et un rythme régulier

L’accompagnement le plus courant de Wonderwall repose sur une guitare acoustique avec un capodastre à la 2e case. Vous n’avez donc pas besoin de barrés pour commencer : les formes employées restent ouvertes, mais elles produisent une hauteur réelle un ton plus haut grâce au capo. La difficulté ne vient pas du nombre d’accords ; elle vient de la régularité de la main droite et des changements rapides, sans interrompre la pulsation. Travaillez d’abord les positions sans chanter, puis ajoutez progressivement la rythmique caractéristique.

2e caseplacement du capodastre
5 formesaccords à mémoriser
4/4mesure de l’accompagnement
85 à 90 BPMtempo de travail final

Placez les accords sans casser la position de la main gauche

La logique du morceau consiste à conserver les deux notes aiguës à la 3e case : votre annulaire reste sur la corde de Si et votre auriculaire sur la petite corde de Mi. Cette ancre réduit fortement les mouvements entre les accords. Avant chaque changement, ne soulevez donc que les doigts nécessaires sur les cordes graves et médiums. Cherchez un son net, sans buzz, mais n’essayez pas d’aller vite tant que chaque corde visée ne résonne pas clairement.

FormeChiffrage EADGBEDoigts principauxAttaque conseilléeRôle
Em70220331:A2, 2:D2, 3:B3, 4:e3Toutes les cordesDépart du cycle
G3200332:E3, 1:A2, 3:B3, 4:e3Toutes les cordesAccord ouvert et large
Dsus4xx02331:G2, 3:B3, 4:e3Depuis la corde de RéCouleur suspendue
A7sus4x020331:D2, 3:B3, 4:e3Depuis la corde de LaFin de cycle
Cadd9x320332:A3, 1:D2, 3:B3, 4:e3Depuis la corde de LaMontée et refrain
Les positions usuelles, avec le capo en 2e case

Comment lire le chiffrage des cordes

Dans le chiffrage EADGBE, les lettres vont de la grosse corde de Mi vers la plus fine. Un 0 désigne une corde jouée à vide, un chiffre indique la case pressée et un x une corde à ne pas jouer. Les chiffres correspondent aux formes habituelles : une fois le capodastre posé, celui-ci joue le rôle de nouveau sillet. Les doigts sont numérotés de 1 à 4, de l’index à l’auriculaire. Vérifiez surtout les deux cordes aiguës : elles définissent une grande part de la couleur reconnaissable de l’accompagnement.

Repérez les cycles d’accords plutôt que d’apprendre mesure par mesure

Le moyen le plus fiable de mémoriser le morceau est de penser en boucles. L’introduction et les couplets reposent sur un cycle de quatre accords, généralement avec une mesure par accord. La partie qui prépare le refrain emploie surtout Cadd9, Dsus4 et Em7, tandis que le refrain s’appuie sur une alternance plus ouverte entre Cadd9, Em7 et G. Selon la version jouée, acoustique ou de concert, certaines répétitions et fins de cycle peuvent différer : retenez d’abord la fonction de chaque section, pas un comptage rigide.

PartieCycle de formesDurée de baseObjectif de jeu
IntroductionEm7 – G – Dsus4 – A7sus41 mesure par formeInstaller le groove
CoupletsEm7 – G – Dsus4 – A7sus4Boucle répétéeRester régulier
MontéeCadd9 – Dsus4 – Em7 – Dsus4Boucle puis résolutionCréer la tension
RefrainCadd9 – Em7 – G – Em7Boucle dominanteOuvrir le son
Retour instrumentalCycle des coupletsSelon l’arrangementPréparer la suite
Carte pratique de l’accompagnement standard

Jouez chaque ligne du tableau pendant deux minutes sans vous arrêter. Si vous vous trompez, ne reprenez pas immédiatement depuis le début : réintégrez la boucle au temps suivant. Cette habitude est essentielle lorsque vous accompagnez une voix, car un arrêt est plus audible qu’un accord simplifié. Pour apprendre l’intégralité de la structure, utilisez une grille ou une partition obtenue légalement et annotez seulement les repères de sections : introduction, couplet, montée, refrain et fin.

Installez la rythmique avant les effets de style

La rythmique la plus utile pour démarrer peut se résumer ainsi : bas – bas/haut – haut/bas/haut, soit le squelette bas, bas, haut, haut, bas, haut. Gardez le poignet souple et laissez l’avant-bras faire un mouvement régulier de va-et-vient, y compris quand vous ne touchez pas les cordes. Le mouvement ne doit jamais s’arrêter entre deux frappes ; c’est lui qui vous permettra de placer les remontées au bon endroit. Au début, jouez moins fort : un geste léger révèle immédiatement les erreurs de placement.

Une pulsation crédible vaut mieux qu’une imitation mécanique

Comptez quatre temps à voix haute. Donnez un coup vers le bas sur le premier temps, jouez le groupe bas-haut autour du deuxième, puis placez les coups haut-bas-haut sur la seconde moitié de la mesure. Les interprétations du morceau comportent des cordes étouffées, des accents et de petites variations ; elles n’ont d’intérêt qu’après la maîtrise du motif de base. Lorsque votre main droite reste stable, accentuez légèrement les coups vers le bas sur les cordes graves et effleurez les remontées sur les trois cordes aiguës.

  • Coups vers le bas : attaquez davantage les basses sur Em7, G et Cadd9.
  • Coups vers le haut : ciblez surtout Sol, Si et Mi aigu pour préserver la brillance.
  • Cordes étouffées : ajoutez-les seulement lorsque vous tenez une boucle entière sans décalage.
  • Médiator : choisissez une épaisseur souple à moyenne, autour de 0,60 à 0,73 mm, si votre attaque est trop dure.

Suivez une méthode d’entraînement qui produit des progrès mesurables

Un entraînement de quinze à vingt minutes par jour suffit souvent à faire avancer ce morceau, à condition de mesurer ce que vous réussissez. Votre premier objectif n’est pas de le jouer à la vitesse de l’enregistrement, mais d’exécuter vingt changements d’accords propres sans arrêter la pulsation. Travaillez au métronome et n’augmentez la vitesse que lorsque le son reste net. Une progression de cinq BPM est plus productive qu’un saut de quinze BPM, qui installe généralement des gestes imprécis.

  1. Accordez la guitare en accordage standard E-A-D-G-B-E et contrôlez que le capo ne tire pas une corde hors de sa justesse.
  2. Posez l’annulaire et l’auriculaire sur les deux cordes aiguës, puis formez les cinq accords sans les gratter pendant deux minutes.
  3. Enchaînez Em7, G, Dsus4 et A7sus4 à 60 BPM jusqu’à réussir vingt cycles sans pause ni corde basse accidentelle.
  4. Ajoutez le motif bas – bas/haut – haut/bas/haut à 65 ou 70 BPM, en gardant une amplitude réduite de la main droite.
  5. Montez par paliers de 5 BPM jusqu’à 85-90 BPM seulement après trois passages propres consécutifs.
  6. Enregistrez une prise complète au téléphone et repérez un seul défaut prioritaire : rythme, accord parasite ou arrêt entre sections.

Pour une personne débutante, comptez souvent une à deux semaines pour stabiliser les formes et deux à quatre semaines supplémentaires pour jouer l’accompagnement entier au tempo, selon votre régularité. Ces délais varient surtout avec votre capacité à garder le rythme pendant les changements. Répartissez la séance : cinq minutes de positions silencieuses, cinq minutes de transitions ciblées, puis dix minutes de boucles ou de jeu continu. Le jeu continu doit occuper une place réelle dès les premiers jours.

Choisissez entre fidélité à l’enregistrement et confort vocal

Le capodastre en 2e case est le choix pertinent si vous voulez retrouver la couleur et la hauteur de l’accompagnement connu, tout en conservant des formes faciles. Toutefois, cette hauteur ne convient pas à toutes les voix. Si vous chantez plus grave, enlever le capo tout en gardant exactement les mêmes formes abaisse l’ensemble d’un ton. C’est souvent préférable à forcer dans les aigus. À l’inverse, conserver la hauteur d’origine sans capo oblige à transposer les accords vers des formes plus exigeantes, fréquemment avec barrés.

Deux façons cohérentes de l’accompagner

Avec capo en 2e case

  • Formes ouvertes simples : Em7, G, Dsus4, A7sus4, Cadd9.
  • Hauteur proche de l’enregistrement connu.
  • Timbre brillant, idéal pour une guitare acoustique.
  • Demande un capodastre bien placé et peu serré.

Sans capo

  • Mêmes formes possibles, mais tonalité abaissée d’un ton.
  • Option adaptée à une voix plus grave.
  • Conserve des doigtés faciles si la hauteur importe peu.
  • Pour garder la hauteur originale, transposition et barrés deviennent nécessaires.

Testez votre tonalité avant de travailler la chanson en entier. Jouez le cycle des couplets et chantez une phrase de votre choix dans la même tessiture que le morceau, sans pousser le volume. Si votre gorge se tend ou si les notes hautes deviennent soufflées, baissez d’un ou deux demi-tons en déplaçant ou retirant le capo. Inversement, une voix très aiguë peut monter le capo, mais la guitare gagnera alors en brillance et perdra une partie de ses graves.

Corrigez les erreurs qui font sonner l’accompagnement amateur

Le défaut le plus fréquent est de frapper toutes les cordes avec la même intensité à chaque geste. Ce morceau vit au contraire sur le contraste entre des basses discrètes et les deux cordes aiguës qui restent en évidence. Le deuxième défaut est de laisser une corde grave résonner sur Dsus4 ou A7sus4 : l’harmonie devient alors confuse. Enfin, beaucoup de guitaristes accélèrent dans les changements d’accords. Un métronome impitoyable, mais lent, corrige ce problème plus vite que de longues répétitions à vitesse libre.

  • Vous étouffez les notes aiguës : vérifiez que l’annulaire et l’auriculaire appuient près de la frette, sans toucher la corde voisine.
  • Le Dsus4 sonne lourd : commencez l’attaque sur la corde de Ré, jamais sur les deux grosses cordes.
  • Les transitions bloquent : maintenez les deux doigts ancrés et déplacez d’abord l’index, plus mobile.
  • Le rythme se déforme : mimez le va-et-vient de la main droite sur des cordes étouffées avant de rejouer les accords.
  • La guitare sonne faux avec capo : placez-le juste derrière la frette, pas au milieu de la case, puis réaccordez.

N’essayez pas de reproduire dès le départ chaque inflexion entendue sur un enregistrement : plusieurs guitares et un mixage peuvent donner l’illusion d’un seul jeu très complexe. Une version convaincante pour une personne seule repose sur trois éléments : les bonnes formes, un tempo stable et une dynamique qui laisse ressortir les cordes aiguës. Quand ces bases sont acquises, ajoutez un léger étouffement de paume sur certaines basses ou quelques frappes plus sèches pour personnaliser votre interprétation.

Jouer en privé, sur scène ou publier une reprise : ce qu’il faut savoir

Vous pouvez apprendre et jouer ce titre dans un cadre privé sans démarche particulière. En revanche, une prestation publique dans un café, une salle, une fête organisée ou un concert implique la gestion des droits d’auteur ; elle est généralement prise en charge par l’organisateur ou le lieu via les organismes compétents, notamment la Sacem en France. Pour publier une reprise vidéo ou audio, vérifiez les règles de la plateforme et les droits applicables dans votre pays : une mise en ligne peut être monétisée, limitée, bloquée ou retirée selon les ayants droit.

Ce qu'il faut retenir

Pour jouer Wonderwall proprement, ne cherchez pas d’abord la perfection du son studio : installez le capodastre en 2e case, fixez les deux doigts aigus, mémorisez les cycles et rendez votre main droite régulière. Dès que vous tenez le motif à tempo sans vous arrêter, l’accompagnement devient reconnaissable. Ajustez ensuite le capo à votre voix et ajoutez les nuances seulement quand elles ne fragilisent plus le rythme.

Questions fréquentes

Quels sont les accords de Wonderwall à la guitare ?

La version d’accompagnement la plus répandue utilise les formes Em7, G, Dsus4, A7sus4 et Cadd9, avec un capodastre en 2e case. Les deux doigts placés sur la 3e case des cordes de Si et de Mi aigu restent presque toujours fixes. Cette particularité rend les enchaînements plus simples qu’ils n’en ont l’air.

Faut-il absolument un capodastre pour jouer Wonderwall ?

Non, mais il est recommandé si vous cherchez la hauteur et la brillance de l’arrangement connu. Sans capodastre, les mêmes formes restent jouables, mais toute la chanson descend d’un ton. C’est une bonne solution si votre voix est plus grave. Pour conserver la hauteur d’origine sans capo, vous devrez transposer et employer des accords moins accessibles.

Quel est le rythme de Wonderwall à la guitare ?

Le motif de départ le plus utile est bas – bas/haut – haut/bas/haut. Gardez un mouvement continu de la main droite, même entre les frappes, et commencez à environ 60 BPM. Les accents et les cordes étouffées donnent ensuite du relief, mais ils ne doivent pas vous faire perdre la pulsation en quatre temps.

Pourquoi mes accords de Wonderwall sonnent-ils faux ?

Contrôlez d’abord l’accordage après avoir posé le capodastre : un modèle trop serré peut tirer les cordes et les rendre trop aiguës. Vérifiez ensuite les cordes interdites : sur Dsus4, évitez les deux grosses cordes ; sur A7sus4 et Cadd9, évitez la corde de Mi grave. Enfin, assurez-vous que vos doigts ne touchent pas les cordes aiguës voisines.

Wonderwall est-elle adaptée à un guitariste débutant ?

Oui, si vous connaissez déjà les accords ouverts de base et acceptez de travailler lentement. Les formes ne demandent pas de barré, mais la main droite et les changements en rythme exigent de la méthode. Comptez généralement plusieurs séances pour mémoriser les positions, puis quelques semaines de pratique régulière pour jouer l’accompagnement complet sans arrêt.

Comment jouer Wonderwall et chanter en même temps ?

Automatisez d’abord le cycle d’accords jusqu’à pouvoir le jouer en discutant ou en comptant à voix haute. Ajoutez ensuite la voix sur une seule partie, avec une rythmique simplifiée en coups vers le bas. Une fois les entrées vocales stables, réintroduisez les remontées. Si la hauteur fatigue votre voix, déplacez le capo plutôt que de forcer.

Peut-on jouer Wonderwall sur une guitare électrique ?

Oui. Utilisez le même capodastre et les mêmes formes, avec un son clair ou très légèrement crunché. Baissez un peu le gain : trop de saturation masque les notes aiguës et rend les accords suspendus confus. Une guitare acoustique restitue plus naturellement la dynamique rythmique, mais une électrique bien réglée fonctionne très bien pour accompagner une voix.

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